Patrick Reverdy, mission accomplie

Patrick Reverdy, mission accomplie
A voir, dans le caveau de dégustation, le beau portrait de Romain Pauc, figure tutélaire du château La Voulte-Gasparets, on pourrait croire que Patrick Reverdy est l’héritier en ligne directe de ce fier moustachu qui a fait briller les vins de Gasparets au début du XXe siècle. Rieur, il s’amuse lui-même de la confusion qu’entretiennent les initiales entrelacées dans la mosaïque du hall d’entrée de la demeure familiale : RP/PR, c’est un peu du pareil au même.A voir, dans le caveau de dégustation, le beau portrait de Romain Pauc, figure tutélaire du château La Voulte-Gasparets, on pourrait croire que Patrick Reverdy est l’héritier en ligne directe de ce fier moustachu qui a fait briller les vins de Gasparets au début du XXe siècle. Rieur, il s’amuse lui-même de la confusion qu’entretiennent les initiales entrelacées dans la mosaïque du hall d’entrée de la demeure familiale : RP/PR, c’est un peu du pareil au même.Mais Patrick Reverdy n’oublie pas que, à l’instar de son beau-père, Jacques Bergès - électricien à Toulouse avant d’épouser la fille de Romain Pauc en 1944 à Gasparets où il était venu faire les vendanges - il est lui-même une pièce rapportée. « Je suis né en 1951 à Peyriac-Minervois et j’étais tôlier carrossier à Fabrezan lorsque je me suis marié en 1974 avec Maïté Bergès. Mon beau-père m’a proposé de venir travailler à la propriété. J’ai dit : je viens un an, si j’accroche, je reste. Il y avait déjà 50 ha, j’ai appris sur le tas ».Les vins du domaine étaient alors vendus au négoce. « J’ai décidé de rester mais j’ai vite pigé que si on continuait comme ça, avec nos petits rendements, en vinifiant des raisins foulés sans être égrappés, on était foutus. Mes mentors, Georges Bertrand et Marc Dubernet, m’ont appuyé. En 1976, j’ai vendu 3000 bouteilles. Dès 1978, on a tout vinifié en macération carbonique. Au tout début des années 80, on a démarché les cavistes, on a gagné des médailles. C’est parti comme ça. Puis on a créé la cuvée Romain Pauc en 1986 avec Marc Dubernet : 5000 bouteilles au début, 38000 aujourd’hui et 2500 magnums ».La Romain Pauc, toujours issue pour moitié des vieilles vignes de carignan, et seule cuvée du domaine déclarée en AOC Corbières-Boutenac, est l’une de celles qui ont bousculé les certitudes des experts de l’Inao en un temps où celui-ci préconisait d’arracher les parcelles séculaires pour planter des cépages dits “améliorateurs”. « Le carignan n’est pas flatteur mais c’est l’ossature de l’appellation. On lui est resté fidèle, ainsi qu’au grenache qui l’assouplit. Le mourvèdre est arrivé en 1989-90 sur les galets roulés ».Récemment encore, Patrick Reverdy a acheté de vieilles parcelles de carignan. Et il en replante. Le domaine compte aujourd’hui 65,5 ha dont 50 classés dans l’aire de l’AOC Corbières-Boutenac.« J’éprouve beaucoup de satisfaction. Avec Laurent, mon fils, on a bien amélioré la qualité. Paul, mon petit-fils, sera la 7e génération sur le domaine. Je vais leur laisser un outil en bon état ».
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