Les Bories, paris gagnants

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Ayant « toujours baigné dans la viticulture », Jacqueline Bories savait ce qui l’attendait lorsqu’elle décida, en 1978, de revendre les deux propriétés dont elle avait hérité à Thézan et Fabrezan pour racheter les parts de sa marraine Marie Huc aux Ollieux. Un pari d’autant plus audacieux que, depuis 1872, et le partage de la propriété par Antoine Teisset entre ses deux filles, le domaine est coupé en deux. « Les Ollieux-Romanis, c’était alors 60 ha en mauvais état. Avec François, mon mari, on a réalisé beaucoup de travaux, des replantations, on a refait la cave en 1988 ».

 

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Patrick Reverdy, mission accomplie

Patrick Reverdy, mission accomplie
A voir, dans le caveau de dégustation, le beau portrait de Romain Pauc, figure tutélaire du château La Voulte-Gasparets, on pourrait croire que Patrick Reverdy est l’héritier en ligne directe de ce fier moustachu qui a fait briller les vins de Gasparets au début du XXe siècle. Rieur, il s’amuse lui-même de la confusion qu’entretiennent les initiales entrelacées dans la mosaïque du hall d’entrée de la demeure familiale : RP/PR, c’est un peu du pareil au même.A voir, dans le caveau de dégustation, le beau portrait de Romain Pauc, figure tutélaire du château La Voulte-Gasparets, on pourrait croire que Patrick Reverdy est l’héritier en ligne directe de ce fier moustachu qui a fait briller les vins de Gasparets au début du XXe siècle. Rieur, il s’amuse lui-même de la confusion qu’entretiennent les initiales entrelacées dans la mosaïque du hall d’entrée de la demeure familiale : RP/PR, c’est un peu du pareil au même.Mais Patrick Reverdy n’oublie pas que, à l’instar de son beau-père, Jacques Bergès - électricien à Toulouse avant d’épouser la fille de Romain Pauc en 1944 à Gasparets où il était venu faire les vendanges - il est lui-même une pièce rapportée. « Je suis né en 1951 à Peyriac-Minervois et j’étais tôlier carrossier à Fabrezan lorsque je me suis marié en 1974 avec Maïté Bergès. Mon beau-père m’a proposé de venir travailler à la propriété. J’ai dit : je viens un an, si j’accroche, je reste. Il y avait déjà 50 ha, j’ai appris sur le tas ».Les vins du domaine étaient alors vendus au négoce. « J’ai décidé de rester mais j’ai vite pigé que si on continuait comme ça, avec nos petits rendements, en vinifiant des raisins foulés sans être égrappés, on était foutus. Mes mentors, Georges Bertrand et Marc Dubernet, m’ont appuyé. En 1976, j’ai vendu 3000 bouteilles. Dès 1978, on a tout vinifié en macération carbonique. Au tout début des années 80, on a démarché les cavistes, on a gagné des médailles. C’est parti comme ça. Puis on a créé la cuvée Romain Pauc en 1986 avec Marc Dubernet : 5000 bouteilles au début, 38000 aujourd’hui et 2500 magnums ».La Romain Pauc, toujours issue pour moitié des vieilles vignes de carignan, et seule cuvée du domaine déclarée en AOC Corbières-Boutenac, est l’une de celles qui ont bousculé les certitudes des experts de l’Inao en un temps où celui-ci préconisait d’arracher les parcelles séculaires pour planter des cépages dits “améliorateurs”. « Le carignan n’est pas flatteur mais c’est l’ossature de l’appellation. On lui est resté fidèle, ainsi qu’au grenache qui l’assouplit. Le mourvèdre est arrivé en 1989-90 sur les galets roulés ».Récemment encore, Patrick Reverdy a acheté de vieilles parcelles de carignan. Et il en replante. Le domaine compte aujourd’hui 65,5 ha dont 50 classés dans l’aire de l’AOC Corbières-Boutenac.« J’éprouve beaucoup de satisfaction. Avec Laurent, mon fils, on a bien amélioré la qualité. Paul, mon petit-fils, sera la 7e génération sur le domaine. Je vais leur laisser un outil en bon état ».
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Gérard Bertrand, le fils du père

Gerard-Georges

La Forge, cuvée iconique du château de Villemajou et l’un des fleurons de la gamme désormais pléthorique de Gérard Bertrand, a valeur hautement symbolique pour la star mondialisée du Languedoc du vin. Non seulement parce qu’elle est issue de la vigne préférée de son père, mais aussi parce que c’est là qu’il a fait son apprentissage. « Je suis né en 1965, mon père a acheté Villemajou au début des années 1970 et, dès l’âge de 12 ans, nous y passions nos “vacances” avec ma sœur ; un mois et demi dans les vignes, de 5h du matin à midi ; et 15 jours dans la cave. A 16 ans, j’ai commencé à participer aux assemblages. C’est ainsi que j’ai appris mon métier ».

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Yves Laboucarié, mémoire vive

Yves Laboucarié


En charge des 35 ha de vignes familiales à Boutenac, puis propriétaire du domaine de Fontsainte dès 1969, Yves Laboucarié a pris une part décisive dans l’émergence du cru Boutenac. Il en est la mémoire vivante et volubile. « La mécanisation du vignoble a démarré au milieu des années 1950, mais j’ai commencé à travailler sur le domaine à la fin du cheval. Je me souviens encore de M. Clady, le vétérinaire de Lézignan, avec sa veste noire et ses mains gantées, soignant les animaux à distance ; c’est le maréchal-ferrant qui soulevait les sabots ! »

« J’ai lancé la mise en bouteilles en 1964 avant même d’acquérir Fontsainte. En ce temps-là, la maison Nicolas vendait le corbières sous la marque Chaintreuil, sans mentionner l’origine. On partait de loin ! ».

 

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L’élevage à Boutenac

DSCF5558 700 barriques et un an d’élevage sous bois pour les trois vins rouges AOP Corbières-Boutenac du château de Villemajou, dans le chai rénové en 2019

LIBRES ECHANGES VIN ET BOIS

Souveraines au château de Villemajou, les barriques bordelaises ont très généralement les faveurs

des vignerons de Boutenac. De là à parler de modèle unique... Confidences dans les chais

Elève-t-on un corbières-boutenac comme un autre vin ? Y a-t-il des particularités liées au terroir, à la forte présence du carignan, à l’assemblage de cépages ? Le décret de l’appellation, stipulant simplement que les vins de Corbières-Boutenac ne peuvent pas être mis en vente avant le 31 décembre de l’année suivant celle de la récolte, laisse le débat ouvert. En théorie, pas de passage obligatoire en barriques. En pratique, comment procèdent les vignerons ?

La question s’est posée dans les années 1970, au moment où certains ont opté pour la vinification en macération carbonique. Outre une expression aromatique plus intense, l’objectif, dès le départ, était d’amadouer les tanins du carignan, autrefois surnommé le “plant dur”.

« On a commencé l’élevage avec 40 demi-muids de Nicolas que nous fournissait la maison Saignes à Narbonne, très liée à Nicolas », se souvient Yves Laboucarié, qui a acheté le domaine de Fontsainte en 1969. Acquéreur du château de Villemajou en 1973, son ami Georges Bertrand prit rapidement le parti d’élever son vin en barriques bordelaises.

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L’histoire géologique de Boutenac…

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le temps d’un clip


Du Jurassique au Quaternaire, le terroir de Boutenac porte les traces de 203 millions d’années d’une complexe histoire géologique. Résumé express en 203 secondes.

Si tout le cru de Boutenac ne se résume pas aux vignes épousant les croupes de galets roulés de Gasparets, ce paysage où trône délicatement la chapelle Saint-Martin est souvent retenu comme le plus symbolique de l’appellation.
Le pittoresque n’est pas seul en cause. Les experts de l’Inao (institut national des appellations d’origine), chargés au début des années 2000 de délimiter précisément l’aire de l’appellation, avaient clairement considéré que les mollasses du Miocène, nom donné par les géologues à cette large bande de terres riches en galets, épaisse parfois d’une centaine de mètres, «constituent de très beaux substrats où pierrosité et fraction fine sont en équilibre harmonieux pour offrir à la vigne des conditions idéales pour assurer son cycle végétatif estival ».

Il n’empêche, d’une part, le terroir de Boutenac ne se limite pas à la Mollasse de Thézan ; certains sols sont bien plus anciens. D’autre part, l’origine de cette mollasse a longtemps fait débat avant d’être définitivement attribuée au comblement, depuis une douzaine de millions d’années, d’un fossé d’effondrement s’étant creusé au pied du massif des Corbières par les cailloux brinquebalés par les rivières depuis les refliefs. Deux bonnes raisons de remonter aux origines et de suivre le cours des temps géologiques.
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Vinifications à Boutenac (Partie 2/2)

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LE TEMPS DE L’EXPLORATION


Si la macération carbonique reste largement dominante dans le terroir de Boutenac, en particulier pour le carignan, beaucoup de vinificateurs cherchent à se démarquer. Les lignes bougent, les choix techniques se diversifient. Tournée des chais...

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Vinifications à Boutenac (Partie 1/2)

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Macération carbonique : la clé de la reconnaissance

Expérimentée par Michel Flanzy dès 1934 à Narbonne, la macération carbonique n’a “explosé” que près de 40 ans plus tard. A Boutenac notamment

 

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LES GRANDES MANŒUVRES !

Ollieux

2019 et 2020 seront marquées par les chantiers d’envergure dans trois châteaux du cru.
La cave reconfigurée de Villemajou sera inaugurée cet été.
Le nouveau complexe des Ollieux sort de terre près de Fabrezan.
Et Caraguilhes va se doter d’un chai d’élevage enterré.

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SOUS LE SIGNE DES CISTES

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Depuis le XVIIIe siècle, les botanistes aiment herboriser sur les sols de grès des bois de Boutenac, très riches en cistes. L’enchantement printanier qu’offre leur floraison est l’une des “marques du cru”

Le ciste crispé, aux fleurs d’un rose éclatant, très présent dans le Pinada. A gauche, une illustration d’Enrico Cangini, du groupe botanique de la SESA.
Le ciste crispé, aux fleurs d’un rose éclatant, très présent dans le Pinada.
A gauche, une illustration d’Enrico Cangini, du groupe botanique de la SESA.
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CAMINS DE BOUTENAC, BALADE VIGNERONNE

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Retour sur la 6e édition de cette randonnée cousue main pour œnophiles curieux.
15 km de marche et, chemin faisant, la découverte de paysages,
d'un patrimoine, de personnages et de vins en harmonie.
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1905-2005 : LA LONGUE MARCHE DU CRU BOUTENAC

b2ap3 medium intro longue marcheEntre la loi de 1905 contre les fraudes qui introduit la délimitation des régions
à appellation d’origine et la reconnaissance de l’AOC Corbières-Boutenac en 2005, un siècle a passé. Pourtant, dès 1908, ce terroir des Basses Corbières était identifié

Beaucoup l’ont oublié : en délimitant les appellations Corbières, Blanquette de Limoux et Minervois dès 1908, le département de l’Aude figure parmi les pionniers au niveau national. Dans le contexte de la grande crise viticole du début du XXe siècle qui a suivi la reconstitution du vignoble après le désastre du phylloxéra, la création du premier syndicat des Corbières et la première délimitation de l’appellation en 1908 font figure d’épiphénomènes. C’est pourtant bien afin de lutter contre la crise, que les parlementaires votent la loi du 1er août 1905.

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Le Carignan en résistance

cru boutenac carignan DSCF1368Pendant des décennies, le terroir de Boutenac a été l’un des plus sûrs refuges du carignan, cépage placé sous le feu des critiques. La pérennité de ce patrimoine est un enjeu essentiel pour l’appellation.

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Le Château 11200 Boutenac, France
Tél. : 33 (0)4 68 27 73 00
Fax : 33 (0)4 68 27 73 01
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